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Unser Spinntreffen am 24./25. Oktober in Langwies Langwies

Im kleinen touristischen Ort Langwies, den man mit der RhĂ€tischen Bahn auf einer kurvenreichen und romantischen Strecke zwischen Chur und Arosa erreicht, haben sich 25 Teilnehmerinnen (und zwei MĂ€nner als GĂ€ste) zum diesjĂ€hrigen Herbstspinntreffen getroffen, wo wir von Sonja Weichelt und dem Verwalter- Paar Hitsch und Helle Sprecher im “Haus Strela” herzlich empfangen wurden.

Unser Thema an diesem week-end stand ganz im Zeichen des von der UNO fĂŒr das Jahr 2009 proklamierten “Internationalen Jahr der Naturfasern”. Auf Grund dieses Anlasses hat die Organisatorin Sonja Weichelt in der Einladung zu diesem Spinntreffen die Teilnehmerinnen aufgefordert, möglichst viele verschiedene Muster von Naturfasern, von gĂ€ngigen bis zu seltenen oder aussergewöhnlichen mitzubringen und auch gleich vorzustellen.

Es war wirklich erstaunlich wieviel Faser-Arten und in welcher Form sie gebracht und gezeigt wurden: Naturbelassen, gemischt, gekardet, gesponnen, gestrickt, und  gewebt, alles zum bewundern, anfassen, oder sogar zum selber einen kleinen “Spinnversuch” machen. NatĂŒrlich wurde auch viel diskutiert, Erfahrungen ausgetauscht, oder Tips und Tricks verraten und so weiter.... 

So vergieng die Zeit wie im Fluge bis zum Abend, abgeschlossen mit einem musikalischen Intermezzo von Ursula Kienlin am Klavier und Heidi MĂŒller mit einem urchigen Jodel. Herzlichen Dank fĂŒr diese lustige Einlage.

Am Sonntag war noch ein Ausflug zum Berggasthaus Pirigen (1770m.ĂŒ.M.) auf dem Programm, ein Ort mit einer fantastischen Aussicht auf die umliegenden, verschneiten Berge und ins noch grĂŒne Tal.

Bedanken möchten wir uns aber vor allem bei Sonja Weichelt fĂŒr die ausgezeichnete Organisation, und auch beim Verwalter-Paar Hitsch und Helle, die alles getan haben um unseren Aufenthalt im “Haus-Strela” so angenehm wie möglich zu gestalten.            S.R.

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Rencontre des Fileuses suisses, 24-25 octobre 2009 Ă  Langwies

Les Compagnons du XIXe siĂšcle voyageaient la France ! Plus modestement, les fileuses voyagent la Suisse  et, pour leur rencontre d’automne, ont dĂ©couvert un petit village des Grisons!

C’est dans les grincements et avec une lenteur majestueuse que les Chemins de fer rhĂ©tiques, accrochĂ©s Ă  la pente, nous ont fait passer des 584 m de Coire aux 1383 m de Langwies, petit village touristique lovĂ© au cƓur de la montagne. La lenteur du trajet nous a permis d’admirer un paysage abrupt, d’apercevoir au passage un groupe de cerfs ici, quelques chĂšvres et moutons lĂ , une chute d’eau coincĂ©e entre deux pans de rochers, et dĂ©jĂ  la neige, trĂšs haut sur la montagne.

L’annĂ©e 2009 a Ă©tĂ© dĂ©clarĂ©e par l‘ONU « AnnĂ©e internationale des fibres naturelles Â». C’est donc tout naturellement que Sonja  Weichelt, organisatrice de la rencontre, nous a suggĂ©rĂ© d’apporter des fibres de toutes origines pour que nous puissions faire connaissance avec les moins courantes, les regarder, les toucher et surtout essayer de les filer.

Les fileuses se sont piquĂ©es au jeu et ont apportĂ© moult fibres, des plus conventionnelles aux plus excentriques, pures ou mĂ©langĂ©es, artisanales ou industrielles, dĂ©jĂ  filĂ©es ou prĂȘtes Ă  l’ĂȘtre, tricotĂ©es ou tissĂ©es.

Parmi les fibres traditionnelles, mais que l’on ne rencontre pas tous les jours, on peut relever la laine du Roux du Valais, superbe, avec ses longues boucles roux foncĂ© aux pointes brun jaune.  Rugueuse et relativement difficile Ă  filer, elle est  en totale opposition avec la laine de la chĂšvre du Cachemire, de l’alpaca et du lama, qui ne sont que souplesse et douceur. 

Le coton et la ramie (ortie de Chine) Ă©taient prĂ©sents sous forme de longs rubans, peignĂ©s ou cardĂ©s, ce qui les rend plus faciles Ă  filer. Il m’a quand mĂȘme fallu deux bonnes heures pour apprivoiser et maĂźtriser le coton cardĂ©, moins lisse et donc moins glissant que le coton peignĂ© !

Curieusement, le jute, originaire des Indes et du Bangladesh, se trouve aussi sous forme de nappe cardĂ©e. Difficile Ă  filer parce que cassant et peu appropriĂ© Ă  la fabrication de vĂȘtements, il trouve ses dĂ©bouchĂ©s dans la fabrication de sacs et dans le gĂ©otextile.

Il y avait aussi plusieurs sortes de lins de l’Emmenthal, dĂ©jĂ  filĂ©s et qui se caractĂ©risaient par leurs diffĂ©rentes couleurs. Une superbe nappe en lin teint artisanalement avec des couleurs naturelles, des graines de lin, et des Ă©chantillons de fils industriels complĂ©taient l’échantillon des fibres conventionnelles.

Parmi les fibres exotiques, citons la laine brune du bƓuf musquĂ© (muskox, animal prĂ©historique du nord canadien) qui a la rĂ©putation d’ĂȘtre jusqu’à quarante fois plus lĂ©gĂšre que la laine de mouton et meilleure que le cachemire. C’est, dit-on, la plus lĂ©gĂšre de toutes les laines mais aussi la plus chĂšre!  Un chandail coĂ»te plus de mille francs!

Citons aussi la tourbe qui, mélangée à de la laine ou de la soie, donne une fibre trÚs douce connues pour ses propriétés isolantes et pourvue, dit-on, de vertus curatives.

Nous avons aussi dĂ©couvert le ganpi abaka, mĂ©lange de fibres obtenues de l’écorce d’un arbre japonais vivant en altitude pour l’un et de la tige du chanvre de Manille, bananier textile des Philippines, pour l’autre. Leur mĂ©lange donne une fibre lustrĂ©e, lĂ©gĂšre et souple qui peut aussi ĂȘtre mĂ©langĂ©e Ă  de la rayonne.

Enfin, le MĂ»rier Ă  papier (Broussonetia papyrifera) possĂšde une Ă©corce avec laquelle les Japonais fabriquent artisanalement, et depuis plus de 1000 ans, le « washi Â» que nous appelons Ă  tort « papier de riz Â» ! Ce papier, que nous avons dĂ©couvert filĂ© et tissĂ©, est connu pour sa flexibilitĂ©, sa soliditĂ© et sa lĂ©gĂšretĂ©. Nous en connaissions l’usage en dĂ©coration et en papeterie et avons dĂ©couvert son usage dans l’industrie du vĂȘtement.

Entre autres nouveautĂ©s, nous avons eu l’occasion de toucher et d’essayer de filer plusieurs fibres d’origine naturelle mais crĂ©es artificiellement par divers procĂ©dĂ©s de fabrication.

Le tencel est une fibre recomposĂ©e Ă  partir de cellulose d’eucalyptus. FabriquĂ© sans produits chimiques nocifs (95% des produits chimiques utilisĂ©s sont recyclĂ©s et la production se fait en circuit fermĂ©), et provenant d’arbres Ă  croissance rapide et de forĂȘts correctement gĂ©rĂ©es, le tencel est dit Ă©cologique mais peut quand mĂȘme ĂȘtre

allergĂ©nique  pour les personnes sensibles aux produits chimiques ! 

Les longues fibres issues du soja sont jaune pĂąle et ont l’aspect de la soie. Moins cher que la soie, le tissu de soja aurait des propriĂ©tĂ©s anti-bactĂ©riennes et protĂ©gerait de l’humiditĂ©. Sa production serait relativement propre car obtenue avec des agents inoffensifs et recyclables.

La viscose, appelĂ©e Ă  l’origine  soie artificielle puis rayonne, a Ă©tĂ© inventĂ©e en France en 1884. C’est, comme le tencel et les fibres de soja, un textile vĂ©gĂ©tal mais obtenu de maniĂšre artificielle. Faite au dĂ©part avec de la pulpe d’arbre, sa production est extrĂȘmement polluante.

Le bambou est une graminĂ©e qui pousse trĂšs facilement, sans apport d’engrais et qui est, contrairement au coton, peu gourmand en eau.  La fibre de bambou est utilisĂ©e dans de multiples domaines. Une fois de plus, c’est un produit d’origine naturelle renouvelable; malheureusement, sa transformation en viscose est hautement toxique.

La plus inattendue de ces fibres est sans conteste celle obtenue Ă  partir de protĂ©ines du lait ! Produite, dit-on, de maniĂšre respectueuse pour l’environnement (certifiĂ©e Oeko-Tex 100), Ă  partir de casĂ©ine, elle semble avoir toutes les qualitĂ©s des fibres naturelles et  des fibres synthĂ©tiques ! Douce et soyeuse, elle est solide, contient peu d’électricitĂ© statique, a des propriĂ©tĂ©s hydratantes, anti-bactĂ©rienne, etc., etc. et paraĂźt ĂȘtre la panacĂ©e des fibres.

Il y avait  donc un bel Ă©ventail de fibres diverses. Toutes d’origine naturelles mais, quoi que l’on veuille nous faire croire, pas toutes trĂšs Ă©cologiques. Ces nouvelles fibres, « naturo-synthĂ©tiques Â»  ont beaucoup de qualitĂ©s mais posent quand mĂȘme un gros problĂšme d’environnement, leur synthĂšse nĂ©cessitant beaucoup de produits chimiques pas toujours trĂšs honnĂȘtes. Y-a-t-il d’ailleurs un produit chimique totalement inoffensif?

La soirĂ©e du samedi s’est terminĂ©e sur une note musicale avec Ursula Kienlin qui a jouĂ© quelques vieux airs au piano puis Heidi MĂŒller qui nous a chantĂ© un yodel. Merci Ă  toutes deux pour cet intermĂšde.

Nous Ă©tions reçus (deux messieurs nous accompagnaient) par Sonja Weichelt Ă  la « Hausstrela Â» dirigĂ©e par Hitsch et Helle Sprecher qui ont tout fait pour nous rendre le sĂ©jour agrĂ©able et que nous remercions pour leur travail. Un grand et chaleureux merci aussi Ă  Sonja et toutes les personnes qui l’ont aidĂ©e dans la prĂ©paration de ce week-end.

La prochaine rencontre aura lieu les 29 et 30 mai 2010 Ă  Aeschi oĂč nous visiterons une ferme d’alpacas.

 Nicole Dumont

Hier ein paar Bilder von diesem Spinntreffen

Quelque impressions de cette rencontre Ă  Langwies

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